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Archives par mot-clef : Yole de Bantry
Yole de Bantry « Ma’Yol » à vendre
La yole de Bantry « Ma’ Yol » est à vendre
Année de construction 1999
Coque en parfait état régulièrement entretenue
Voiles + avirons + mâts + remorque de route d’origine
Armement complet
Visible à La Seyne (83)
étudions toutes propositions
Photos possible sur demande
contact : lubinvirginie@yahoo.fr
Yole de Bantry « Audace » à vendre
La yole de Bantry « Audace » (Troyes) est à vendre.
Année de construction 1999
Coque + Voiles + avirons + mâts bon état
remorque de route
étudions toutes propositions
Photos possible sur demande.
contact :
MJC de Saint Julien les Villas
mjc.saintju@gmail.com
06.80.71.71.31
Chavirage à bord de JEM’VAR
Ce récit et les remarques qui lui font suite sont un « relevé » de ce qui c’est produit, de ce qui a été entrepris, des points positifs et négatifs que ce genre de mésaventure peut apporter. Il n’est en aucun cas le modèle de ce qui doit être fait ou, pas à faire car les circonstances, les conditions d’environnement, l’expérience de l’équipage et le gréement de la yole sont autant de facteurs qui peuvent faire évoluer la situation plus ou moins en faveur des acteurs !
Date : Le vendredi 22 septembre 2006.
Lieu et circonstances: Régates internationales de yoles de Bantry en rade de Marseille, à 800 yards dans l’ouest du feu vert d’entrée du port de la Pointe Rouge. Fonds de 20 à 25 mètres.
Bords d’attentes à la voile avant procédure de lancement d’une manche de régate voiles /avirons.
Météo : Vent de secteur E.S.E pour 20 nœuds établis et jusqu’à 30 nœuds sous rafales. Bourrasques violentes car influence importante du relief environnant. Très peu de clapot, car proche de la terre avec le vent venant de la terre. Température de l’eau de mer environ 20° C.
Gréement : Yole sous, misaine avec 2 ris, grand-voile avec 2 ris, et tape-cul.
Equipage : 13 personnes équipées de brassières avec sous cutale.
« Causes » du chavirages :
Lors d’un virement lof pour lof pour passer de bâbord amure à tribord amure, les équipiers ont pris leurs places pour effectuer le « changement » des voiles. Une brusque variation d’orientation du vent sur une forte rafale, a fait passer misaine et grand voile de l’autre côté (empannage) et ce avant que l’une et l’autre ne puissent être amenées. La yole a alors gîté et dépassé rapidement le moment de redressement. Elle s’est couchée, stoppée, mâts à l’horizontale et coque perpendiculaire au plan d’eau, travers au vent.
Actions menées pour le redressement puis un retour à la normale :
L’ensemble de l’équipage s’est retrouvé à l’eau et ce sans dommages aux personnes. Un petit laps de temps s’est écoulé avant que chacun ne retrouve ses esprits. Une vérification du nombre des équipiers a été faite, ainsi que la prise en charge des plus « fragiles ».
Il a été demandé à chacun de rester au contact de la yole et dans la mesure du possible de récupérer ce qui pouvait flotter autours d’eux (sacs à dos, morceaux de plancher amovibles).
Lors du chavirage, les 3 mâts sont restés en place.
Misaine, grand voile et tapecul ont été affalés pour faciliter le redressement de la yole. La misaine a été récupérée par une embarcation de l’organisation puis nous a été restituée en fin d’écopage.
3 personnes se sont placées à l’avant, au milieu et à l’arrière, côté quille. Par le simple appui de leur poids, pieds sur la quille, la yole s’est redressée sans efforts. Elle s’est stabilisée horizontalement avec l’eau jusqu’au plat bord ! L’avant et l’arrière sortent de l’eau jusqu’aux portières 8 et 2 environ.
Le chef de bord et un chef de nage sont alors montés à bord, pendant que les équipiers maintenaient du mieux possible la yole à l’horizontale.
A l’aide des 2 seaux, ils ont commencé à vider l’eau pour la faire « passer » sous le niveau des portières. Une fois cette étape atteinte 2 autres équipiers ont pu se hisser à bord pour augmenter la rapidité de vidage. Certains équipiers se sont ensuite relayés pour économiser leurs forces et gagner en efficacité. Les embarcations de sécurité de l’organisation sont venues prêter main forte pour récupérer les équipiers les plus fragiles et fournir des seaux supplémentaires pour activer l’écopage.
Sur JEM’VAR, le mouillage est positionné sous les planchers amovibles devant le mât de misaine. Il est toujours prêt à être mis en œuvre, et « grâce » à ce positionnement, il est resté à sa place durant le chavirage. De ce fait, dès que cela a été possible, nous avons mouillé pour éviter de trop dériver et maintenir plus naturellement la yole face au vent et au clapot pour faciliter les opérations d’écopage. Cette phase d‘écopage a pris environ 30 minutes et pendant celle ci les équipiers qui remontaient à bord rangeaient la yole, relayaient les écopeurs et la préparaient pour naviguer de nouveau.
Une fois la yole asséchée, un tour complet des équipements a été fait pour en vérifier la viabilité. Les mâts de misaine et GV ont été amenés pour récupérer drisses et rocambeaux, puis remâtés.
Seuls 2 équipiers n’ont pas souhaité revenir à bord et ont été pris en charge par les embarcations de l’organisation.
Environ 45 minutes après le dessalage JEM’VAR s’alignait pour le départ de 2 manches de régates voiles/avirons.
Aucune casse de matériel n’a été à déplorer, seule une gaffe et un pavillon ont été perdus. 3 téléphones portables et 1 appareil photo numérique n’ont pas apprécié la baignade !
Remarques :
- Les réserves de flottabilité ont joué un rôle primordial dans le redressement, le maintient en position horizontale et la sustentation en « surface » de la yole. Une seule d’entre elle s’est détachée, mais est restée coincée par les bancs Elles sont, à notre avis, indispensables pour préserver la sécurité de la yole et leur conception doit être étudiée pour qu’elles remplissent au mieux leur office (longueur suffisante pour rester sous les bancs même détachée, volume adapté pour un compromis entre efficacité et liberté de mouvements des équipiers à l’aviron, etc.).
- Il est impératif de rappeler aux équipiers qu’ils doivent rester au contact physique de la Yole. En effet, tant que l’on n’a pas pu mouiller la prise au vent sur la coque est importante. Or, une personne à l’eau dérive beaucoup moins vite… Donc, si cette personne s’éloigne de la yole elle aura de grandes difficultés pour la rejoindre à nouveau.
- Les avirons qui n’étaient pas saisis, car nous nous alignions pour une régate voiles/avirons n’ont pas apporté de gène supplémentaire une fois la yole couchée. Ceux situés sur bâbord se sont retrouvés coincés contre les mâts par leur flottabilité, et ceux de tribord, posés sur les mâts. Leur amarrage ainsi que celui de tout ce qui peut l’être, reste tout de même gage de sécurité car, ils pourraient blesser des équipiers lors du chavirage.
- Le mouillage disposé, paré, sous le plancher avant amovible permet son maintient à bord ; cela fut non négligeable pour la suite des événements. Les fonds (environ 25 m) nous ont permis de mouiller et de stabiliser au mieux la yole.
- Lors des virements lof pour lof par grand vent, affaler la grand voile avant de passer le lit du vent procure une plus grande sécurité lors du virement
- Au moment de ces virements les équipiers sont répartis de façon moins adéquate qu’en route stabilisée (il faut bien qu’ils manœuvrent !) et apportent immanquablement une instabilité plus marquée, la vigilance doit être de mise.
- Les brassières avec sous-faîtes sont indispensables car cet élément évite toute possibilité d’enlèvement et permet d’aider à hisser à bord les personnes qui, vêtements chargés d’eau, ont du mal à passer le plat bord.
- Un container étanche est indispensable pour protéger le matériel sensible tel que les fusées, le compas, la VHF, les téléphones ou appareil photos etc…
- La présence des embarcations de sécurité de l’organisation a apporté un soutient non négligeable. Il faut donc être encore plus vigilant lors d’une navigation solitaire de la yole.
- Un clapot formé doit sérieusement compliquer la tâche d’écopage car l’eau doit pénétrer aussi vite que les équipiers peuvent la vider ! Se faire remorquer à l’abri semble une solution envisageable puisque la yole ne coule pas.
- La Yole Jem’Var semble assez lourde (mais n’a pas encore été pesée), et par conséquence semble un peu plus basse sur l’eau que les autres (à vérifier).
Une gîte importante peut entraîner un embarquement d’eau plus vite
Conclusion :
Cette « expérience », qui s’est terminée le mieux du monde, n’est bien sûr, à souhaiter à personne… Elle s’est passée au mois de septembre avec une eau à environ 20° C, la même chose au mois de janvier ne doit pas se vivre de la même façon.
L’équipage a pris d’autant mieux la mesure de la nécessité d’équilibrer en permanence la yole et que tout déplacement à bord n’est pas anodin.
Il nous semble que revenir régulièrement sur les mesures de sécurité à bord doit être une des priorités des chefs de bord. L’habitude et la facilité ne doivent pas faire disparaître ses actions de sécurité.
Yole AUDACE : Fortunes de lac
Force 4 établi, 6 à 7 dans les grains ou risées. Port du gilet obligatoire pour tout le monde.
Chef de bord : Pierre NICOL et 8 équipiers
Départ 15 heures 2 ris dans le taille-vent, 1 ris dans la misaine.
La navigation se passe à larguer des ris et à reprendre des ris en fonction des conditions météo du moment, conditions instables. Bien équilibré le bateau a un comportement sain.
Le réglage de la misaine pause quelques soucis en raison du cabillaud trop proche du Clin. Avec un espace insuffisant, le cabillaud ne faisant plus son office, l’écoute, sous la pression du vent dans la voile, jaillit de son logement, le point de tire remonte rapidement et tenir la misaine dans ces conditions devient difficile. Pour palier ces difficultés, il est choisi de faire comme par petit temps, avant de lover l’écoute au cabillaud elle passe sous un banc.
Les avirons sont rangés sur bâbord et tribord et sécurisés dans leurs mouvements au moyen d’un bout. Les avirons suivent les mouvements du bateau et ont tendance à venir s’appuyer sur le plat-bord, coinçant ainsi l’écoute de misaine passée sous le banc. Les manœuvres, bien que gênées à cet endroit se passent normalement. Quelques virements sont incertains en raison du manque d’expérience de l’équipage.
Marion demande la barre à Pierre qui avant de la lui confier prend le temps et le ton nécessaire pour lui montrer le maniement. Pierre reste à son poste de chef de bord, gère l’écoute de taille-vent et supervise Marion à la barre. En face de la plage de Mesnil Saint Père, nous tentons et réussissons tous à nos différents postes un virement de bord.
Nous faisons route ver le CNHS, une survente nous cueille sur bâbord et couche le bateau sur tribord, quand l’ordre de choquer arrive, il est déjà trop tard, le bateau continue de se coucher sur tribord. Là il se stabilise quelques instants, puis fait chapeau. Nous nous comptons, tout le monde est sur la coque retournée du bateau. Excellent comportement de l’équipage et du chef de bord, le souci premier étant la sécurité de tous.
La solidarité sur le plan d’eau est également de qualité. Deux croiseurs nous apportent immédiatement leur aide et assistance. Nous avons pu très vite évacuer les enfants, Claude et Hayet. Nous restons à 5 pour remettre le bateau à l’endroit, la manœuvre est déconcertante de facilité. Les réserves de flottabilité étant insuffisantes nous ne pouvons rester les 5 sur le bateau. Sophie et Bernard sont recueillis par M et Mme ABGRALL ponton B place 32. « Audace » est prise en remorque et ramenée sur la plage de Mesnil Saint Père. Pendant ce temps Sophie et Bernard parcourent la zone pour récupérer ce qui peut l’être.
Sur la plage la solidarité est toujours de mise, chacun fait sa part pour écoper, sécher les voiles, ranger le bateau. De la même manière, les rôles se distribuent naturellement pour rapporter le matériel à la capitainerie et ramener « Audace » au ponton. Toutes ces tâches se passent dans la bonne humeur.
« Audace » s’est très bien comportée dans cette aventure et a toléré beaucoup d’approximation de l’équipage. Les conditions de navigation sont instables, l’équipage est inexpérimenté, mais Audace est bien équilibrée et son comportement reste sécurisant, à aucun moment, jusqu’au chavirage, les mouvements du bateau ne sont intempestifs.
Cette mésaventure doit nous amener à prendre conscience que même en sécurité sur un bateau, nous ne devons pas oublier les règles de base. Une écoute doit rester à la main, encore faut-il pouvoir le faire, possibilité remise en question par la position du cabillaud. Un programme de travail plus rigoureux doit faire également partie du plan de navigation de la yole « Audace ».
————————————————-
YOLE AUDACE
Dessalage de la yole le samedi 27 mai à 15h30
Rapport du chef de bord : le 5 juin 2000.
Conditions météorologique: Temps ensoleillé alternances de nuages et d’éclaircies. Vent de secteur ouest force 3/4 Beaufort avec rafales sous les nuages.
Equipage : Chef de Bord et 8 équipiers
Objectif de la séance, prise de ris et gambeyage.
Sortie du port, 2 ris dans le taillevent et 1 ris dans la misaine, navigation tranquille et le vent mollit. Nous larguons les ris et filons au travers tout dessus premier virement de bord difficile, puis les manœuvres se font plus aisément. 2° prise de ris dans les voiles 2 ris dans la misaine et 2 ris dans le taillevent. Re-larguage des ris et commençons remontée au vent. Marion à la barre, Erwin à l’amure de misaine, Claude à l’amure de taillevent, Bernard à l’écoute de misaine, Sophie au gambeyage de la misaine, Hayet au gambeyage du taillevent et moi-même à l’écoute du taillevent. Nous filons bâbord amure et les rôles changent, Sophie se retrouve à l’écoute de misaine. Une survente importante nous surprend et le bateau prend un furieux coup de gîte. Nous embarquons de l’eau par dessus le bordé tribord et je donne l’ordre de choquer la misaine. Malgré les efforts de l’équipage, l’écoute de misaine reste coincée sur son cabillaud et le bateau se couche sur le flanc. L’équipage se retrouve à cheval sur le plat bord du bateau et Erwin et moi, sautons à l’eau pour retirer les vergues des rocambeaux. Je retourne le bateau pour mettre l’équipage au sec sur la coque retournée. 2 habitables naviguant nous portent assistance en embarquant les femmes et les enfants (d’abord).
Nous restons à 3 personnes pour remettre la yole à l’endroit et tenter d’écoper avec des écopes. Le vidage de la yole sur l’eau avec un peu de vagues s’avère impossible car le liston se trouve trop bas sur l’eau. Nous décidons de nous faire prendre en remorque jusqu’à la plage de Mesnil St. Père ou nous vidons plus facilement le bateau. Pendant le trajet, nous avions tout le matériel à bord ainsi que 3 personnes sans que le bateau ne sombre ce qui dénote une bonne insubmersibilité. Je regrette toutefois qu’il nous manque les quelques litres de flottabilité nous permettant de vider le bateau sur l’eau.
En tout état de chose, je savais que les cabillauds ne pouvaient être utilisés normalement et j’aurais du prendre l’initiative d’annuler la sortie car la navigation sans misaine est impossible sur ce genre d’embarcation.
Pierre Nicol.
Yole Mor Bihan
C’était un 14 juillet…dans le golfe du Morbihan
On sait qu’une yole de Bantry cela peut chavirer. Oui on le sait, on avait même un peu entendu parler d’un manque… d’Audace qui connut pareille aventure.
Oui mais la nôtre, la Yole Morbihan, on avait bien fini par penser qu’elle ne nous lâcherait pas. Aussi, on avait même envisagé un dessalage volontaire, en été…peu vêtus…quand tout le monde serait d’accord.. ;
Oui bien sûr, il y a quelques temps, du coté de Lorient on l’avait déjà bien remplie d’eau salée dans une vague du Ferry de Groix venu voir d’un peu près la tête du chargé des com. qui la veille à la V.H.F, avait à sa manière remercié ce même bateau à passagers pour la fourniture de vagues d’étrave.
Morbihan avait certes mouillé ses occupants, (sauf le chef de bord réfugié sur la queue de malet) ; sacrifiant toutes les bouteilles d’eau à bord (au moins deux) on a longtemps écopé jusqu’à retrouver un peu de flottabilité.
Puis il y eu ce 14 juillet 2006…
L’ambiance du pique nique de midi a été fort bonne, le vent est établi à 2, voire 3, nous sommes en secteur connu à proximité de l’Ile aux Moines. Les voiles sont bordées un max à plat , il faut passer au près la prochaine pointe de l’Ile… et qui c’est le con qui dans cette parfaite atmosphère de saine détente et de grande convivialité post repas de midi envoie une claque qui pousse le bateau au tapis ?
Le chef qui voit l’eau entrer dans les premières portières, gueule qu’il faut tout choquer…. Il faut quoi ?… à oui choquer… les ensommeillés font déjà un rêve humide, le bateau continue d’embarquer, les écoutes plus que mal tournées sont tout sauf choquées (ce qui est somme toute assez logique…), les voiles sont en partie dans l’eau, les premiers équipiers itou ; il s’est écoulé environ trente seconde. Le chef a dit 15, mais c’est moi qui écris et j’accorde trente.
La Yole tel un banal dériveur est couchée sur l’eau, elle montre ses longs dessous aux nombreux « Tupperware » motorisés qui hantent le golfe en été et qui intrigués par l’allure insolite de notre prestigieux voilier se sont approchés pour proposer une aide…qu’on ne refuse pas.
Il faut garantir la sécurité des équipiers et petit à petit, tous les gilets de sauvetage sont passés il est encore possible de prendre appui sur l’embarcation couchée, le gilet à déclenchement automatique que portait le plus jeune passager se gonfle dans un bruit de pétard mouillé et l’effraie davantage que la situation.
Les femmes et les enfants (c’est juste pour la formule) ont trouvé refuge sur les embarcations voisines et les opérations de relevage du bateau s’organisent .Les voiles après quelques apnées sont désolidarisées des mâts et le bateau se relève…merde il ne flotte pas vraiment, les portières centrales sont sous l’eau et descendre les mats se révèle dans ses conditions être un exercice plus que délicat, auquel se livrent les meilleurs d’entre nous, qui ne sont pas nécessairement les moins lourds. Alors on remet tout le monde à l’eau, le bateau ne flotte toujours pas suffisamment pour le vider et il faut se rendre à l’évidence un remorquage à terre est nécessaire.
A terre précisément, c’est de la vase, de la bien noire, celle qui fait des « pshuitt » entre les orteils et qui de temps en temps recèle quelques coupantes coquilles d’huîtres des parcs voisins qu’il convient de respecter en tout circonstance.
On rassemble le maximum de choses, c’est-à-dire pas grand-chose des effets personnels, mais pratiquement tout ce qui permet de gérer le bateau.
Les seaux ont une propension extraordinaire à fréquenter les bas fonds, surtout lorsqu’ils ne sont pas attachés, bon il y a un peu de matos chez les voisins qui sont de plus en plus nombreux, ils ont même invité la S.N.S.M. Un ami belge qui navigue en nord Bretagne entend un avis du cross d’Etel selon lequel la yole Morbihan est entrain de sombrer.
Certes on a connu plus enviable comme situation, mais la température de l’eau plutôt bonne en cette saison minimise le coté difficile de l’affaire.
On n’a perdu personne et c’est l’essentiel, on a perdu plein d’effets personnels et il est à craindre que quelques vareuses, portables et autres ne refassent pas surface. Le sac étanche d’un digne représentant de l’association contenait un gilet auto gonflable, qui au bout de quelques temps à joué son rôle et a gardé ainsi le sac et son contenu à la surface, sauvant du naufrage un possible salut au Moine. (On en parle à chaque récit, c’est pour conjurer le mauvais sort).
Nous, on a conservé le moral et nous avons rejoint notre lieu de rendez- vous (à la voile…)
au chantier du Guip (Ile aux Moines) pour son vingtième anniversaire. Le retour s’est effectué vers minuit…à l’aviron.
De ce récit qui se veut quelque peu humoristiquement distancié avec le caractère sérieux de l’incident, on peut quand même tirer quelques enseignements.
Le premier serait de ne plus s’auto persuader que le chavirage de la Yole de Bantry est de l’ordre de l’exceptionnel. Les conditions de cette sortie frisaient l’ordinaire, il s’agit bien du cumul de petites choses qui conduit à cette situation.
Les réserves de flottabilité ont tout leur intérêt, même encombrantes, certaines matières s’usent et se transforment au contact de l’eau en une purée qui a pesé dans l’affaire.
L’analyse conduite par les éminents membres du bureau, ainsi que les dispositions à prendre sont consignées dans le rapport joint à cette historiette.
Je fais plus que vous inviter à le lire.
Benouno